Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 21:48


on seulement nous nous retrouvions dans un endroit sordide et puant, mais en plus il fallait que ce soit de la faute de cet être méprisable qu'était Killian. Une subite envie de lui coller mon poing dans la figure se faisait ressentir mais le regard froid et inexpressif de celui qui se tenait en retrait juste derrière lui me dissuada de faire quoi que ce soit, soulevant pour la première fois un sentiment confus de peur et de crainte. Pourquoi ce sous-fifre avait cet effet sur moi, je ne le savait pas encore, mais Killian cru que c'était lui que me mettait dans cet état de stupeur défensive. Se savoir moins forte que quelqu'un que je ne connaissait pas avait bien plus d'impact que je ne l'aurait supposé : j'étais incapable de protéger les mien contre lui, c'était certain et ça, c'était tout simplement inacceptable. Au bout de quelques secondes je me reprit néanmoins, bien trop fière pour m'avouer vaincue sans me battre. J'ignorais cet inconnu sans cesser de me sentir menacée par cet être qui me semblait supérieur, pour fixer Killian de ce sombre regard bleu de colère.  Se trouverait-il donc toujours sur mon chemin ? Sauf que cette fois, il avait l'air bien mieux préparé qu'il ne l'était au Japon étant donné qu'il avait toute une faction armée à ses ordres. Avec un air hautain, ses yeux passèrent sur Leyanne avant de dire :
- Hum... Tu as toujours eu de drôle de fréquentations, Léandre.
- Je suppose que tu parles de toi, Killian.
Il encaissa le sarcasme tout en me foudroyant du regard alors qu'un rictus était apparu sur mes traits. Il n'avait pas vraiment l'air d'avoir apprécié que je l'insulte alors que j'étais à sa merci. A croire qu'il supposait que je me laisserait faire parce qu'il avait l'ascendant sur moi.
- Tu rira moins quand j'aurais retrouvé tes amis et qu'ils brûleront tous sur un bûcher !
La porte se referma avec fracas derrière lui, nous laissant à nouveau seules dans le froid de la cellule. J'entendais la serveuse sangloter dans un coin de la pièce mais je l'ignorais.
- Léandre...
La voix étouffée et pas très sûre de Leyanne m'enfonça un peu plus dans un stress certain quand à notre survie.
- Je suis presque certaine qu'il a sourit...
Mais, de quoi parlait-elle ?
- Tu sais... l'homme qui l'accompagnait, j'ai vu un léger sourire sur son visage quand tu as donné la réplique à Lord Hauser. Ça n'a duré qu'une seconde, mais j'en suis presque sûre.
- Et alors ?
- Les soldats de Nemesis ne sourient jamais, sauf quand ils se laissent aller à leurs actes de barbarie.
Mon sang se glaça : Killian laissait faire ça ? Et les innocent alors ? Le sort de Kureha s'était donc reproduit ? Même si toutes les vies qu'il avait pu prendre m'importait peu, je ne pouvait pas décemment le laisser continuer de la sorte. Il modifiait l'Histoire et qui pouvait savoir quelles conséquences ça pourrait avoir sur le futur ? Prenant mon mal en patience, je me forçait à sourire, malgré le fait que j'avais horreur de rester dans l'inaction la plus complète :
- On a plus qu'à attendre que les autres viennent nous chercher.
- Les autres ?
Pour seule réponse à sa question, Leyanne eu le droit à un regard amusé, signifiant : fait moi confiance, j'ai tout prévu.





t tandis que tout ceux qui étaient dans l'auberge étaient arrêtés, trois personnes observaient la scène avec un calme imperturbable, dissimulés dans l'ombre des étroites ruelles pavées de Lyon. Une scène étrange au goût de la jeune femme qui cherchait à capter le regard azuré de son amie d'enfance. Elle la vit surgir de l'étroite porte de bois entourée de deux gardes gigantesque, Ryû juste à sa suite, mais lui, entravé de ses mouvements, sûrement parce qu'il avait tenté de s'opposer à la tyrannie des intrus. Elle entendit Andrew murmurer :
- J'arrive pas à le croire... Comment a-t-elle su... ?
- J'ai remarqué pendant ses études à l'hôpital de Belfast que Léandre était bien plus intelligente que la moyenne. A moins que ce ne soit sa faculté à contrôler le temps.
- Taisez-vous ou on va se faire repérer !
Étrange qu'elle soit aussi sèche, mais en cet instant, Cylia su que c'était à elle de prendre la relève. Et pour le moment, elle observait les deux silhouettes à l'écart du cortège, qui surveillaient le déroulement des évènements, un peu comme les seigneurs de guerre regardent leurs soldats se battre et mourir dans la plaine en contrebas de la colline où ils sont perchés, sans le moindre état d'âme quant aux pertes humaines. L'un des deux était Killian, elle reconnaissait sa posture fière et altière ainsi que ses cheveux noirs en bataille. L'autre lui était par contre complètement inconnu. Légèrement plus grand que Killian, il semblait aussi bien plus fort physiquement sans pour autant être un tas de muscles sans cervelle. Ses yeux verts fixaient imperturbablement la scène, comme si c'était tout à fait normal. Ses cheveux bruns foncés, parsemés de mèche grises ne le rendaient pas plus vieux, au contraire, elle semblaient souligner sa jeunesse tout en lui donnant de la prestance. Mais quelque chose clochait chez cet homme. Il était... différent des autres de cette époque. Il semblait tout aussi déplacé que l'étaient Killian, Léandre, Andrew, William et Ryû. Pourtant, il semblait tout à fait dans son rôle, comme si...
- Cylia ! Si on ne bouge pas, on va les perdre de vue !
Zut, pour une fois qu'Andrew avait raison, c'était pour la faire sortir de sa réflexion. Tant pis, ce serait pour plus tard.
- Will : retrouve le gamin et demande lui si il sait quelque chose à propos de ces types. Retrouve nous ensuite grâce à ton instinct. Andrew, nous, on les suit à bonne distance. On ne doit pas se faire repérer.
Il hochèrent la tête et obéïrent aussitôt aux directive de la jeune fille qui montrait à présent autant de détermination que Léandre lorsque c'était elle qui commandait.
A présent seule, elle sentait l'adrénaline couler dans ses veines, comme si ele partait en chasse d'une proie qui se savait déjà condamnée mais qui n'en était pas pour autant sans défense. Le cortège et les deux chefs disparurent alors à l'intérieur d'un bâtiment fortifié et lourdement gardé, mais ce n'était pas ça qui allait les arrêter. Après tout, ce n'étaient que des murs et elle savais qu'Andrew et William passeraient ses obstacles avec autant de difficulté qu'elle-même, c'est-à-dire aucune. Elle se concentra alors sur le bâtiment comme pour visualiser comment l'espace était agencé à l'intérieur de ces murs. Elle concentra alors une partie de son pouvoir et se téléporta à l'intérieur. Elle se retrouva alors au milieu d'une immense cour complètement déserte. Les gardes présents ne surveillaient pas l'endroit où elle était, mais l'extérieur, cela n'empêcha pas néanmoins qu'elle se dissimule aussitôt dans l'ombre d'un porche. Elle n'avait plus qu'à attendre ses compagnons. C'était presque trop facile.





ême si Cylia avait réussi à entrer, me si je savais que nous toucherions bientôt la liberté, je redoutait qu'ils ne viennent trop tard, qu'il ne viennent qu'une fois que nous soyons tous complètement séparés les uns des autres, à des endroits complètement opposés les uns aux autres. Sans compter que Killian avait pris ce malin plaisir à effacer nos pouvoirs temporairement nous plongeant encore plus dans ce sentiment d'inutilité croissante. Je réfléchissais à toutes les possibilités possible concernant notre évasion quand le bruit d'une clé dan sla serrure rouillée de la cellule se fit entendre, martyrisant nos oreilles. Le second de Killian se tenait dans l'embrasure de la porte, nous dévisageant les unes après les autres, sans le moindre état d'âme.  La sentence tomba alors :
- Mademoiselle Léandre. Suivez-moi.
Rien de plus, juste le nécessaire. Pourquoi ce type me mettait si mal à l'aise ? J'aurais tout donné pour pouvoir ne pas obéir, mais ma fierté m'empêcha de montrer ma crainte : je me levais alors et marcha avec assurance vers le geôlier tout aussi imperturbable que je l'étais la plupart du temps. Quand la porte fut refermée derrière nous, il se mit en marche, prenant soin de me faire passer devant lui, de façon à pouvoir me surveiller, comme si j'étais potentiellement dangereuse (ce qui, après tout, n'était pas si faux). Les couloirs sombres et froids se succédaient à d'innombrables escaliers, à moins que ce ne soit la fatigue qui n'ai perturbé mes sens. Ce semblant de sentiment hautain que je gardais m'empêchais de lui poser les questions qui me rongeaient depuis qu'il était venu me chercher. Il nous fit entrer ensuite dans une pièce chauffée par une cheminée, décorée d'un unique bureau où trônaient une lampe à huile et un nécessaire d'écriture. l me poussa sur un fauteuil et alla chercher je ne sais quoi dans une armoire. Leyanne avait tort. Cet homme ne souriait jamais, ou alors, c'était vraiment difficile à imaginer. Je l'entendit murmurer à propos de l'état invivable des lieux, me laissant supposer qu'il était habitué à mieux, il était d'ailleurs très décalé dans ce décor, comme si...
- ...à Lord Hauser.
Pris en faute de ne pas écouter cet inconnu qui m'avait amenée jusqu'ici, j'eus un léger sourire coupable.
- Pardonnez-moi mon impolitesse, mais... je ne vous écoutais pas. D'ailleurs, je crois que je n'ai pas bien saisit votre nom.
- Je disais qu'il vous détestais, même si je ne savait pas ce que vous avait fait à Lord Hauser.
Il avait ignoré mon allusion quant au fait que je ne connaissait pas son identité. Il enchaîna, sans me laisser le temps de lui expliquer en détail.
- Même si je doute qu'une femme telle que vous puisse faire du mal à qui que ce soit.
Il en doutait sérieusement et j'eus une violente envie de lui mettre mon poing dans la figure pour le faire changer d'avis. Pourtant, mon instinct me soufflait que c'était une très mauvaise idée. Et le fait qu'il me prenne pour une "faible" n'était peut-être pas plus mal : ça pourrait même jouer en ma faveur.
- Pourquoi suis-je ici ?
- Ordre de Lord Hauser. Nous devions arrêter tout ceux qui...
- Je ne parlais pas de ça. Les coups foireux de Killian j'y suis habituée. Je parlais de vous. pourquoi m'avoir emmenée dans cette pièce ?
J'eus pour tout réponse un regard sans vie.
- Vous m'intriguez. Je ne sais pas pourquoi. Pour s'attirer une haine si pure de la part de Killian, il faut vraiment que vous l'ayez offensé de la pire manière qui soit.
- A dire vrai, je ne sais même pas pourquoi il s'est mis à me détesté, mais je lui ai donné une raison de la faire il y a quelques temps.
Bien sûr, cette expression de temps ne signifiait strictement rien pour moi. Était-ce la veille que j'avais blessé Killian ou bien était-ce il y a quelques années ? Tout dépendait de la manière dont on voyait les choses, tout dépendait du fait que l'on soit juste parmi ces être éphémère de passage sur la ligne du temps, ou un voyageur qui parcourait cette linéarité à sa guise.
Il n'empêche que je sentait mes pouvoirs revenir lentement, comme si Killian était trop loin de moi pour influencer ma maîtrise du peu de forces que j'avais. Un soldat fit alors irruption dans la pièce et hurla :
- Des loups ! Une vingtaine de loups dans la cour intérieure font des ravages !
- Tuez-les ! Empêchez-tout intrusion dans les prisons ! C'est sûrement une diversion !
Il n'avait pas tort et une sourire radieux apparut alors sur mon visage :
- En effet ! Sur ce, je pense que je vais vous laisser !
Claquant mes mains l'une contre l'autre, un cercle représentant une horloge apparut au sol, laissant l'aiguille accélérer anormalement. Le temps me parut ralenti, mais je savais qu'en réalité, c'était moi qui été d'un coup bien plus rapide que tout ceux qui m'entouraient. Je saisit la courte épée que le garde avait sur lui et lui tranchait la gorge d'une geste souple et fluide avant de m'enfuir dans les couloir du fort. La cour était un vrai désordre. Je n'avait pas la moindre idée d'où ils avaient pu trouver autant de loups sauvages, mais c'était une belle réussite. Au moins, personne ne faisais attention à moi. Je devrais trouver Leyanne, Ryu et les autres avant que le temps ne reprenne son court normal pour moi. Je croisais les trois personnes fauteuses de trouble dans l'escalier menant aux prisons et empruntait la clé des cellules aux gardes, ouvrant toutes les portes avant que qui que ce soit ne comprenne quoi que ce soit. Alors que la dernière cellule était ouverte, tout redevint aussitôt normal, Leyanne surgit d'une cellule exactement en même temps que son frère Neith. Ryu le suivait, sans vraiment trop le vouloir.
- Ryu ! Des gardes !
Il prit la petite épée que j'avais volée et régla le problème des gardes au momment où Cylia, Andrew et William arrivaient :
- C'est à se demander à quoi on sert... murmura Andrew.
- A faire diversion. Les loups sont sortis d'où ? demandais-je.
- Je les ai sentis dans les environs, tandis que je cherchais des infos aux sujet de vos ravisseurs, alors je les ai appelés, fit naturellement William, un sourire espiègle aux lèvres.
- On ferait tout aussi bien de déguerpir, non ? termina Neith d'une belle voix de ténor.


scaladant les escaliers au pas de course, suivit par une bande d'inconnus qui ne savait pas trop ce qui se passait, nous débouchâmes sur la cours où les gardes ne savaient plus où donner de la tête. Mais la vois de Killian nous glaça sur place :
- Oublier ces vulgaires loups ! Ne laissez pas les prisonniers s'échapper ! Colonel Werner !
Alors que le second de Killian surgissait avec cet air déstabilisé du bâtiment principal, un loup se planqua derrière moi, blessé, alors qu'un soldat tenant une épée à deux main s'approchait du groupe comme pour l'achever. Pris d'un sadisme incroyable, j'accélérais sa dégénérescence cellulaire, le faisant vieillir en quelque seconde de trois centaines d'années. il tomba en poussière à nos pieds et le calme pesant et froid se rétablit dans la cour du fort. Je murmurais :
- De qui avez-vous le plus peur maintenant ? Lui... ou nous ? Comme pour appuyer mes paroles, Cylia coupa un autre garde en deux, ne téléportant que le haut de son corps de l'autre côté de la cour.
- Nous en sommes tous capables.
- A quoi bon, Léandre ? Le seul à m'obéir de son plein gré est le colonel. Les autres de son que des pantins que je manipule comme un marionnettiste. Je les ai privés de la seule chose qui font deux des êtres humains : leur volonté.
Il était allé bien trop loin. Ce qui faisait le propre des vivant étaient leur capacité à agir selon leurs propres désirs, leur propre volonté, leur propre morale.
- Colonel, il me les faut vivants. N'oubliez pas la dette que vous avez envers moi.
Je vis ledit colonel serrer les poings, comme si il n'aimait pas cette situation : celle d'être obligé de se plier aux quatre volontés de quelqu'un. Il fit alors quelque chose que je n'aurait jamais supposé : il sortit une arme a feu. Tous cloués sur place à cause d'une telle anomalie dans le temps, nous restâmes immobiles :
- Ne bougez plus ou je tue les innocents. Et je suis certain que vous savez ce que c'est.
- Cylia... murmurais-je
- Compliqué mais pas infaisable, répondit-elle.
Un grondement se fit entendre et une lumière dorée fit tout disparaître.


euls sous un croissant de lune doré, entourés d'une meute de loups. Ils s'endormirent d'ailleurs sur place, un peu comme si ils nous confiaient la tache de veiller sur leur repos.
- Les innocents ? demanda William
- Là où ils voulaient être. Il avait quoi dans la main, ce colonel ? enchaîna Cylia.
- Une arme à feu. Technologiquement plus avancé que mon époque, répondit Andrew.
- Il est donc de plus loin dans le futur. Sûrement Killian qui est allé le chercher.Ce qui expliquerait tout ces hommes à sa solde. Il a fait un détour dans le temps et a monté une armée pour nous contrecarrer.
Je décidais de passer outre le fait que ce colonel Werner me filait une peur bleue.  Ça n'avait pas l'air d'être leur cas. Pourtant, ce fut Neith qui me surpris, alors que je ne l'avait pas entendu parler beaucoup jusqu'à maintenant. il se méfiait de moi, ç n'en pas douter.
- Moi je trouve que Werner vous ressemble, Léandre.
Je fermais les yeux suite à cette remarque et finis par les ré-ouvrir pour observer la lune qui veillait sur nous. Oui, il n'avait peut-être pas tort. Etait-ce l'effet que je leur faisais à eux ? Avaient-il la même impression avec moi que moi envers cet homme aux si jeune aux cheveux grisonnants ? Je crois  bien que finalement, j'étais à ce moment là aussi intrigué par lui que lui l'était pour moi. Je me fis violence, hors de question que je m'intéresse de trop près à quelqu'un, qui plus est, un larbin de Killian ! Il fallait que je me change les idées, et vite. Cylia me fut salvatrice :
- Au fait, Will, tu as appris des trucs intéressants ?
- Oui. Que Leyanne et Neith en savent plus que le gamin à ce sujet-là. Aucune idée de qui ça peut être.
Avec un sourire provocateur et une voix anormalement douce, la blonde répondit à Will :
- Je suis Leyanne, trésor, peut-être pourrions-nous discuter plus tard, rien que tout les deux...
Devenant aussi rouge qu'une pivoine, William détourna le regard en remettant ses lunettes en place. Il murmura quelque chose d'incompréhensible.
- Leyanne... tu le met mal à l'aise.
- Tu peux parler... je suis sûre que Lady De Loyola a beaucoup apprécié que tu lui parle de la même façon...
Un sourire charmeur s'étira sur les traits du jeune homme, et il pris le visage de sa soeur entre ses longs doigts fins :
- Mais voyons, tu sais bien que tu es ma préférée, très chère...
- Hum. Vous vous conterez fleurette une autre fois les jumeaux. Je veux tout savoir sur l'organisation de Lord Killian Von Hauser.
Il firent une moue ennuyée à mon interruption mais n'osèrent pas protester à haute voix. A cet instant, j'étais quasiment certaine que j'aurais à les rappeler  l'ordre très souvent dans le futur à venir.
- Lord Hauser est apparu il y a environ deux ans dans les Alpes, vers les domaines des moines chartreux. Il avait une vilaine blessure en travers du torse mais il a guérit étonnement vite de cette blessure même si, à ce qu'il paraît, il reste encore une grande cicatrice de cette blessure, commença Leyanne.
- C'est la blessure que je lui ai infligée avec le katana de Ryu, expliquais-je puis j'ajoutai devant leur incompréhension : c'est une sabre si vous voulez.
- Des choses bizarres ont commencé à se produire. Il disparaissait pendant plusieurs jours, de drôles de personnes rôdaient dans les villages alentours, les incendies prenaient dans des maisons, bref, le chaos total. Puis Werner est arrivé et tout est rentré dans l'ordre, même si des rumeurs courent sur lui d'ailleurs, vu qu'il n'apparait qu'à la nuit tombée. Bref, tout ces types louches obéissaient aussi bien à Hauser qu'à Werner. Puis ils ont migré à Marseille quelques temps pour finir par venir  Lyon il y a de ça un mois, certains de trouver quelque chose... laissa en suspens Neith.
- C'est nous qu'ils recherchent, compléta Cylia.
- Ils se sont eux-même nommés Nemesis et ont tous un ange noir tatoué sur la nuque, acheva Leyanne.
Nemesis. La déesse grecque que les dieux de l'Olympe envoyaient comme vengeance ou pour assouvir leur colère. Le sort malheureux. Et ils étaient à notre recherche.


l leur fallut une onne demi-heure pour qu'il s'endorme tous. J'avais décidé de prendre le premier tour de garde, nécessitant de remettre tout en place dans mon esprit. D'ici quelques heures, le soleil se lèverait sur u n nouveau jour plein de promesses et de déceptions.
- La nuit est mon royaume, mademoiselle Léandre.
Sursautant, je me relevais comme si je m'étais assise sur des ressort. Cette voix... Non... comment nous avait-il déjà retrouvés ? Sauf que je ne voyais personne.
- Colonel Werner ? murmurais-je dans le noir
- Ethan, pour vous.
Sa voix semblait provenir d'ailleurs. Il bougeait sans cesse, brouillant mes sens, se déplaçant sans bruit. Sans m'en rendre compte, je m'éloignais du groupe pour trouver cette menace qui m'était invisible. Je finis par trébucher en reculant sur une racine, tombant dans les bras du second de mon pire ennemi. Prise au piège, comme une souris entre les pattes d'un chat qui se déléctait déjà de pouvoir jouer avec sa proie. J'en tremblais presque.
- Vous êtes étonnante, Léandre.
Je sentais mon bras droit brûler alors qu'aucune flamme ne me touchait, juste cette main qui me retenait fermement. Je serrais les dent pour ne pas hurler mais une larme s'échappa tout de même pour s'écraser au sol.
- J'ai demandé des explications à Lord Hauser. C'était... instructif. Maintenant, il ne me sert plus à rien, et il me fichera la paix quelque temps.
Manipulé... Werner avait manipulé Killian et pas l'inverse. Cet homme était encore plus dangereux que je ne l'aurais supposé. 
- Maintenant, j'ai une bien meilleure alliée pour parvenir à mes fins. Et ça, que vous le vouliez où non, Mademoiselle Léandre.
Cylia s'était réveillée et me cherchait, je l'entendait m'appeler, avec un semblant de tension dans la voix. Il observait la direction d'où provenait la voix avec une certaine appréhension, comme si il ne voulait pas qu'on nous retrouve.
- Utilisez votre pouvoir pour aller dans le futur.
- Ce n'est pas si simple ! Je ne contrôle pas bien cette forme là de...
- Faites-le.
Son ton ne me laissait pas le choix, malgré cette apparente douceur. Si je ne coopérait pas, je risquais d'avoir des ennuis.


oudainement, l'habituel flash argenté nous entoura et tandis que je sentais mes forces s'amenuiser avec l'immense avancée dans le temps, je su que personne ne pourrais me venir en aide : ils étaient tous désormais bloqués à la Renaissance. J'étais seule. Seule avec un homme dont je ne connaissait pas encore les motivations. Alors que nous réapparaissions dans un temps dont j'ignorais tous, sous la fatigue acccumulée et l'effort dont je venais de faire preuve, je perdis connaissance dans les bras de Werner.
Pendant ce sommeil forcé, je rêvais, ou plutôt, je cauchemardais : un cauchemar sans réelle logique, où Werner observait Killian assassiner ma mère, puis je vis le mariage de Leyanne aussi zombifiée que les sbires de cet être haïssable, le tout dans un amphitéatre grec. Et là, Cylia me disait que je n'avait aucun droit d'être ici parce que je les avait abandonnés et que c'était de ma faute qu'ils étaient tous morts.
Je me réveillait en sursaut alors que ma meilleure amie me plantait un poignard dans le coeur.
Je me réveillais dans une pièce plongée dans le noir, une chambre simple mais dont la grande majorité des objets m'étaient complètement inconnus. Je posais mes pieds nus sur le sol froid et marchais jusqu'à la fenêtre : dehors, il pleuvait et de gigantesque bâtiments noir s'alignaient les uns derrière les autres. Le ciel était noir, parsemé de nuage violacés, ne laissant apparaître ni étoiles ni soleil. Je n'aurais pu d'ire si c'était la journée ou la nuit. Un reflet m'indiqua aussi que la ville était recouverte par une sorte de globe en verre. Dehors en bas, des gens marchaient vite afin de rester le moins longtemps sous la pluie. Leurs visage ne reflétaient que deux choses : désillusion et fatigue. Ce futur ne me plaisait pas, j'y était comme oppressée et agressé par tant de noirceur.
Derrière moi Ethan entra dans la chambre :
- Terrifiant par rapport à ce que vous connaissiez, non ? Bienvenue dans un monde post-apocalyptique, très chère. Contemplez ce que la folie humaine a fait de notre planète grâce à une troisième guerre mondiale.
Par Andy - Publié dans : Textes
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